Les jours rallongent, les oiseaux chantent, les fleurs s’ouvrent… c’est le printemps !
Dans les vignes aussi le printemps est là. Les vignes sont taillées, on fini de lier les baguettes, on plante de nouvelles parcelles ou on remplace les pieds manquant.
En observant un cep taillé, un phénomène attira mon attention. L’extrémité des coursons était mouillée et la lumière se reflétait dans la goutte restée sur la plaie de taille. Pourtant le sol est sec, il n’a pas plu. En fait, la goutte n’est pas « tombé du ciel », mais provient des vaisseaux du bois. On dirait que la vigne pleur.
Les pleurs correspondent à l’entré en activité du système racinaire du au réchauffement des sols. Il se produit une activation de la respiration cellulaire, une reprise de l’absorption de l’eau et des éléments minéraux du sol, ainsi qu’une mobilisation des réserves. Cette reprise d’activité entraine des mouvements de sève dans les vaisseaux appelés poussée racinaire. En l’absence de végétation, la sève s’écoule par les plaies de taille, c’est pour cela qu’on dit que la vigne pleur.
La quantité de liquide pouvant s’écouler des plaies de taille varie en fonction du porte-greffe, du cépage, de l’âge des souches, de la vitesse de réchauffement du sol. Elle peut aller de 0,200 à 3litres.
L’arrêt des pleurs est provoqué par la formation d’une masse gluante, du au développement de bactéries dans le liquide, qui entraine l’obstruction des vaisseaux.
Par Misscatellu

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